Le magazine RoadTrip, consacré aux voyages à moto, a publié un article sur le voyage.
Cliquez ici, puis sur les miniatures de l’article: http://www.2roues2yeux.com/parutions.html
Le magazine RoadTrip, consacré aux voyages à moto, a publié un article sur le voyage.
Cliquez ici, puis sur les miniatures de l’article: http://www.2roues2yeux.com/parutions.html
Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2011 pour ce blogue.
Voici un extrait:
Un cable car à San Francisco contient 60 personnes. Ce blog a été visité environ 2 000 fois en 2011. Si c’était un cable car, il aurait fallu à peu près 33 voyages pour transporter autant de personnes.
Voilà, j’ai enfin terminé le site du voyage. Il y a pas mal de photos (c’est dur de choisir), regardez-les en diaporama, c’est plus joli. Et, si ça vous plaît, n’hésitez pas à laisser un commentaire
Voici le lien: http://www.2roues2yeux.com/turquie
Lundi 8 août 2011 – On est à une bonne centaine de kilomètres de la frontière avec la Grèce. Dernier arrêt en Turquie pour envoyer nos cartes postales.

On a décidé hier soir de ne pas revenir par l’Albanie/Montenegro/Croatie. Le peu de bateaux disponibles au départ de la Croatie nous feraient rentrer trop tard. Dommage. Maybe next time.
Güle güle (bye bye en Turc). On passe la frontière à Ipsala. On roulera encore toute la journée pour rejoindre Igoumenista, sur la côte grecque, d’où partira notre ferry à 20 heures.
Samedi 6 août 2011 – Nous quittons le Nemrut Dagi et la Karadut Pansiyon (air conditioning in every room, sauf dans la nôtre).

Quelque chose nous dit que la journée va être chaude: à 9h30, il fait déjà 35 degrés.
Notre record de chaleur va encore être battu: il fera 43 degrés dans l’après-midi (Pas de photo, croyez-moi sur parole).
On se dirige vers le Sud. Tout d’abord pour aller voir le pont romain de Cendere, que voici:

Mais aussi pour aller jeter un œil au grand barrage d’Atatürk (Atatürk baraji) sur l’Euphrate. C’est colossal.

On se rapproche de la frontière Syrienne. On s’arrête à Birecik dans une petite station pour faire le plein: la pompe est en panne, le patron sort un gros bidon de 100 litres et remplit nos réservoirs (33 litres chacun) à l’entonnoir et au bocal à cornichons de 5 litres, avec l’aide de son fils de 11 ans. On fera une prière à Sainte Géhesse pour qu’il n’y ait pas trop d’impuretés dans nos réservoirs.
Après le plein, le patron nous offre un jus de fruit dans son bureau, bienvenu sous 43 degrés. On lui demande à combien de km se trouve la Syrie. Il écrit 35 sur un petit bout de papier.
On descend encore un peu puis on met le cap à l’Ouest.

On arrivera la nuit tombée dans une ville de routiers. La route est bordée de magasins vendant plus ou moins tous la même chose: des gros bocaux de piments ou d’olives (qui servent ensuite dans les stations service), et des bouteilles de toutes tailles d’une boisson bizarre à base de betteraves, de racines et de piments, pleine de vertus apparemment (on a goûté, on n’a pas fini le verre).

L’hôtel est une sorte de relais vieillot où s’arrêtent les bus des grandes lignes qui traversent le pays. On gare les motos à côté: quelqu’un les surveillera toute la nuit, nous dit-on.
Au moment de descendre pour aller manger au restaurant de l’hôtel (tout aussi défraîchi que le reste, mais propre), on se rend compte que le gars a oublié de nous donner la clé de la chambre. Je vais lui demander, il me répond qu’il n’y en a pas, que ce n’est pas nécessaire. Effectivement, ça ne l’était pas.


Le lendemain, dimanche 7 août, sera une grosse journée de route. On se dirige vers Ankara, puis Istambul. 990 km en tout. On passe au dessus du Bosphore, nous voici revenus en Europe.
Vendredi 5 août 2011 – On quitte l’hôtel d’Elbistan et notre serveur favori, qui nous donne un coup de main pour charger les motos.
Depuis notre entrée en Turquie (à part autour de Bodrum et en Cappadoce, car très touristiques), les hommes, les enfants, les routiers, les agriculteurs, mais jamais les femmes… nous font signe quand on passe. Et quand on s’arrête pour faire des courses, c’est l’attroupement assuré.
Aujourd’hui, on a une fois de plus pu apprécier l’hospitalité turque.
On fait le plein dans une station, le pompiste nous demande d’où on vient, où on va (classique), puis son collègue arrive (classique aussi), on essaie de se comprendre, mais c’est compliqué, on paie, je fais une photo, puis le pompiste s’en va et revient avec un petit cadeau, pas grand chose, mais ça fait plaisir.

Plus tard, on s’arrête pour regarder la carte, et un groupe d’hommes en train de discuter à l’ombre (jamais de femmes non plus) nous invitent à boire le thé. On s’installe, on “discute”, on boit le thé (par cette chaleur, ça fait beaucoup de bien), une photo et on repart en les remerciant. Ils font ça naturellement et généreusement.
Vers midi, on s’arrête dans une petite ville pour acheter du pain, et même chose: quelques hommes s’approchent, regardent les motos, discutent (“Where you from?” “Where you go?”), d’autres arrivent, puis les enfants… c’est l’attroupement. Trois Turcs nous invitent pour le thé, ce qu’on accepte. On discute 15 minutes (l’un d’eux parle anglais, c’est rare) et on repart, après 3 passages de la voiture de police, et avant que tout le bled ne débarque.
20 minutes plus tard, on se trouve une place à l’ombre dans un verger pour manger notre pain, quand le propriétaire arrive avec madame sur son tracteur. Thierry va à sa rencontre pour lui expliquer qu’on mange un bout, et il revient les mains pleines de pêches que l’agriculteur vient de lui donner.
Voilà, quelques exemples de la gentillesse des gens ici. Ça fait tout drôle quand on en n’a pas l’habitude.
Entretemps, on a battu notre record de chaleur sur ce voyage:

Et bien sûr, on a encore traversé des paysages incroyables.


En fin de journée, nous avons atteint le mont Nemrut (Nemrut Dagi).
La photo en haut de page du blog, c’est là.

On a vu le coucher du soleil de là-haut.

C’était tellement beau qu’on a décidé d’y retourner pour le lever du soleil… jusqu’à ce qu’on apprenne qu’il fallait partir de la pension à 3h40. Donc, non, on ne le verra pas au lever. Et vous non plus, du coup.

Vous pouvez lire l’histoire de ce lieu classé au Patrimoine de l’UNESCO, là:
Le Nemrut Dağı (mont Nemrud ou Nimrod) est une montagne de 2 206 mètres d’altitude, située à proximité des monts Ankar, à une soixantaine de kilomètres de Malatya, au Sud-Est de la Turquie. Au sommet du Nemrut Dağı, le roi Antiochus Theos Ier de Commagène bâtit son mausolée entouré de grandes statues (8 à 9 mètres de haut) à son effigie, ainsi que divers dieux grecs et perses en -62. La tombe contient des sculptures de dieux, comme par exemple une tête d’aigle. La disposition de ces statues relève de l’hiérothésion.
La tombe fut dégagée en 1881 par Karl Sester, un ingénieur allemand. D’autres fouilles ne permirent pas de progresser davantage.
Le Nemrut Dağı a été inscrit en 1987 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Voici où nous nous trouvons ce soir.

Pas très loin de la Syrie, où on a appris que ça chauffait sérieusement.

Demain, on descend un peu plus près encore de la Syrie, et puis on arrête de s’éloigner de chez nous. On entame le retour, mais il y a encore plein de belles choses à voir…
Jeudi 4 août 2011 – Nous quittons Göreme en partant vers l’Est. On se rapproche du point de mire de ce voyage: le Nemrut Dagi.
Encore une fois, on traverse des paysages splendides et immenses (que vous verrez plus tard, à notre retour).
On est en altitude (1500 mètres en moyenne), mais on ne s’en rend pas compte. Tout est plus haut simplement.
Après une bonne journée de route, et une pause du midi au bord de l’eau, on arrive à Elbistan. C’est ici:
On a pris un hôtel, pour être sûr de bien dormir, on en avait besoin. On a quand même été réveillés à 5 heures par le muezzin et des coups de tambour qui signalent qu’il faut s’arrêter de manger.
En parlant de ça, on a mangé à l’hôtel hier soir. On commande 2 bières. Le garçon fait une drôle de tête, nous fait répéter, regarde autour de lui et part faire son travail.
20 minutes après, quelques clients (tous Turcs, pas de touristes par ici) sont partis, le serveur arrive en nous demandant si on ne préfère pas un coca. On lui dit que de l’eau fera l’affaire. Quand il ne reste que 2 clients, il arrive avec 2 bouteilles de bière qu’il met au frais. On se dit que c’est bon… Le serveur nous dit qu’il les garde au frigo 10 minutes avant de les ouvrir. Après 15 minutes, quand on a fini de manger, il vient nous expliquer que finalement, il nous les amènera dans notre chambre.
Tout ça pour dire qu’on sent qu’on est plus à l’Est, et que ça se durcit un peu religieusement.
Ce matin, il fait beau, et on part pour le mont Nemrut, où on dormira ce soir. Ensuite, on entamera le retour.
Vite fait avant de partir, la vue de notre chambre:
Mercredi 3 août 2011 – Nous arrivons en Cappadoce. Uçhisar, Göreme… À peine arrivés, on s’installe au camping Panorama. Internet (très lent), piscine, douches (froides)… Tout ça pour 10 TL par personne (5 euros). La vue par contre est top:

La région de Göreme est la plus touristique que nous ayons visitée. Heureusement, la beauté des paysages nous fait vite oublier les bus de touristes venus de partout.
On quitte les touristes pour s’aventurer dans les chemins sablonneux du coin. Amusant d’évoluer parmi les cheminées et autres curiosités géologiques.

Fin de journée, de retour au camping, on rencontre Fabian et Janine, deux Suisses partis il y a 4 semaines pour un périple d’un an. À leur programme: Iran, Pakistan (qu’ils redoutent un peu), Inde et Népal… et après, ils verront.
À leur actif, ils ont déjà un long voyage en Afrique, de haut en bas, et de bas en haut.
Vous vous en doutez, on a passé la soirée à discuter de voyages et de motos.

Voici leur blog: http://Tenere-e-tours.ch/nomaden.htm